30/06/2022

Les actualités et informations générales sur le Togo

Kofi YAMGNANE :

SURSAUT TOGO

Je suis togolais et ne peux admettre la situation imposée aujourd’hui à mon pays d’origine par une toute petite poignée de militaires.

J’ai quitté le Togo pour parfaire ma formation professionnelle. J’ai saisi cette occasion unique pour appréhender un autre continent et d’autres peuples. Les rencontres, la chance, les hasards, c’est selon, m’ont amené à exercer un certain nombre de responsabilités dans la vie politique de mon pays d’accueil : la France.

Gouverner les hommes est un art difficile. Participer à la direction d’un pays relève d’une grande aventure humaine : je l’ai appris avec bonheur. J’ai appris aussi que la démocratie reste, pour l’instant, le moins mauvais des systèmes politiques.

Même vivant en France depuis plusieurs années, je consacre chaque jour de mon existence, un temps de pensée pour les miens restés au pays. C’est pourquoi je ne peux pas accepter ce qui arrive au Togo sans me renier, sans renoncer à ce à quoi je crois profondément : la liberté conquise par l’homme d’organiser la société en se choisissant les règles qui doivent régir ses relations avec ses semblables, désignant librement ses gouvernants.

Un petit clan de militaires issus de Pya a transgressé ce principe fondateur de la démocratie. Ils savent pourtant qu’ils sont isolés au sein de l’armée togolaise qui compte bien plus de démocrates que de dictateurs. Ils savent que leur aventure est vouée à l’échec : ils sont isolés et contestés au sein de l’Armée ; ils sont méprisés par le peuple togolais ; ils sont fermement et unanimement désavoués par la communauté internationale. Quels intérêts si puissants les ont-ils poussés à commettre l’inadmissible ?

Aujourd’hui, ils ont acculé le Togo dans une impasse. Il leur appartient donc de mettre fin à cette comédie digne d’un autre temps. Ils peuvent en sortir, c’est ce que je leur conseille, au lieu d’attendre leur effondrement programmé.

Loin de moi l’idée selon laquelle un fils ne peut succéder à son père : c’est un citoyen togolais comme un autre. Mais il faut qu’il soit choisi par le peuple, ce qu’il aura désormais du mal à être, vu le ridicule dont l’ont couvert, (contre son gré ?), quelques militaires mal inspirés.

Quant à moi, je ne soutiens aucun candidat et je ne souhaite l’humiliation de personne. Je souhaite seulement la démocratie pour mon pays. Pour cela, quelques étapes indispensables doivent être franchies, dans l’unité :

– annuler immédiatement toutes les mesures prises depuis le décès de Eyadema.
– rétablir le dialogue à travers une « Conférence politique générale » .
– lancer le grand débat indispensable à la réconciliation entre tous les Togolais.
– mettre en place un gouvernement de transition présidé par une personnalité neutre désignée consensuellement par la « Conférence politique générale » et dont la tâche principale est d’organiser des élections présidentielles et législatives, libres, démocratiques et transparentes.

Il nous faut collectivement et par tous les moyens obtenir le respect de ces quatre exigences.

Association SURSAUT TOGO – BP 49 – 29150 CHATEAULIN
Tél/fax : 02 98 86 16 47 – CCP n° 6 773 77 B – Rennes

C’est à cette fin que j’appelle :
– la diaspora togolaise et la diaspora africaine à se joindre à moi pour laver cette nouvelle souillure faite au Togo et à l’Afrique,
– tous les citoyens du monde épris de liberté et militants de la justice, à nous apporter un soutien franc et massif afin qu’un tel affront ne se reproduise plus jamais nulle part en Afrique.

Kofi YAMGNANE

Vous pouvez nous joindre aux coordonnées suivantes (provisoires)

Adresse : SURSAUT TOGO
BP 49
29150 CHATEAULIN
Tél /Fax : +33298861647
E-Mail : sursaut-togo@kofi-yamgnane.net
chèque de soutien à l’ordre de «SURSAUT TOGO» –
CCP n° 6 773 77 B – RENNES