24/09/2022

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Le Togo se prépare à une commission « vérité, justice

ANGOLA PRESS29/05/08 – Les Togolais préparent activement une commission « vérité, justice et réconciliation » sur des décennies de violences politiques, un exercice risqué et pourtant lancé par le président Faure Gnassingbé, le propre fils du général Eyadéma qui a régné 38 ans sur le pays.

Depuis l`indépendance en 1960, hormis les brèves présidences de Sylvanus Olympio (assassiné en 1963 lors d`un coup d`Etat) Nicolas Grunitsky (renversé en 1967) et Kléber Dadjo (renversé en avril 1967), ce petit pays ouest-africain d`environ 5 millions d`habitants) n`a connu en quatre décennies que deux dirigeants: Eyadéma père et fils.

Le général Eyadéma a régné sans partage sur le pays pendant 38 ans, de 1967 jusqu`à sa mort en février 2005. Son fils lui a succédé dans des conditions chaotiques et violentes: dans un premier temps, l`armée avait pensé pouvoir l`installer dans le fauteuil paternel en faisant l`économie d`une élection. Celle-ci eut finalement lieu sous la contrainte internationale et Faure succéda à son père.

C`est pourtant lui qui, en trois ans, a pris l`initia- tive de renouer et décrisper le dialogue avec l`opposition, de réhabiliter le nom d`Olympio, honni du temps de son père, et de lancer en avril dernier des « consultations nationales » pour créer cette commission « vérité, justice et réconciliation ».

Celle-ci ne manquera pas tôt ou tard de se pencher et d`entendre des témoignages sur les violences qui ont émaillé l`histoire du pays depuis plusieurs décennies, y compris lors de la présidentielle de 2005 qui avait porté Faure Gnassingbé au pouvoir.

Le gouvernement n`a jamais publié de bilan: 105 morts selon une association proche du pouvoir, 811 selon l`opposi- tion, « entre 400 et 500 morts » selon un rapport de l`ONU.