01/10/2022

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Les autorités justifient l’attaque du domicile du frère du chef de l’Etat togolais

APA-Lomé (Togo) Le procureur de la République du Togo, Robert Bakaï a justifié l’attaque du domicile de Kpatcha Gnassingbé, demi-frère du Chef de l’Etat togolais, député à l’Assemblée nationale et ancien ministre de la défense, par des éléments des forces armées togolaises.

Il a indiqué que dans le cadre des investigations liées à une tentative d’atteinte contre la sûreté de l’Etat, des échanges de coups de feu ont eu lieu entre les services de sécurité et la garde du député Kpatcha.

Selon Robert Bakaï, des informations relatives à une atteinte contre la sûreté de l’Etat étaient en cours de vérification depuis un certain temps au niveau des services de sécurité et les principales personnes soupçonnées faisaient naturellement l’objet d’une surveillance.

«C’est dans ce contexte que des services étrangers ont avisé leurs homologues du Togo de l’imminence des évènements et de la gravité des actions qui se préparaient à quelques heures du départ du président de la république pour une mission à l’étranger », a-t-il dit dans un communiqué.

«Sur réquisition du parquet, il a donc été décidé d’interpeller les présumés comploteurs dans le cadre d’une enquête préliminaire », a-t-il ajouté.

Il a expliqué que certains militaires, de même que des civils de l’entourage de Kpatcha devaient également être entendus. Les gendarmes chargés d’interpeller sus visées ont essuyé des tirs nourris provenant de la résidence de Kpatcha Gnassingbé.

«Cette situation inattendue a donné lieu à un échange de tirs entre les éléments de la garde de Kpatcha Gnassingbé et un groupe des forces de défense appelé en appui. Une enquête est ouverte pour faire la lumière sur cet incident malheureux » a souligné le procureur de la république.

Une visite dans la maison de Kpatcha Gnassingbé située à Kégué au nord de Lomé a permis à APA de voir des impacts de balles, des murs et des portes défoncées, des chambres saccagées. Il y a eu d’important dégâts matériels. Kpatcha Gnassingbé, apparemment serein était assis sous un parasol dans la cours de la maison.

Le procureur de la république a conclu que l’enquête sur la tentative d’atteinte contre la sûreté de l’Etat suit son cours et déjà, plusieurs personnes dont cinq officiers de l’armée ont été interpellées.

NT/mn/APA
14-04-2009