26/06/2022

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Lettre de l’UFC au Ministre de l’intérieur: Arrestation arbitraires des militants UFC

UNION DES FORCES DE CHANGEMENT
UFC
59, rue Koudadzé, Lom-Nava BP 62168 Tel/fax 2213332 Lomé
Site : www.ufc-togo.com E-mail : ufctogo@bibway.com

Lomé, le 23 octobre 2002

A
Monsieur Akawilu WALLA
Ministre de l’intérieur,
De la sécurité et de la
Décentralisation
Lomé
OBJET : arrestations arbitraires
De militants de l’UFC

Monsieur le Ministre,

Nous venons par la présente, porter à votre connaissance, les faits suivants ;

1 le mardi 22 octobre 2002, la gendarmerie de Tohoun, préfecture du Moyen-mono, a procédé à l’interpellation de M. François BOUA, militant de l’UFC, membre du bureau de notre fédération du Moyen-Mono. Il est détenu à la gendarmerie de Tohoun.

2 le mardi 22 octobre 2002, la gendarmerie de Notsé a procédé à l’arrestation de M. Pierre GAOU, président de notre fédération de HAHO.
Bien qu’elles n’aient rien découvert au domicile de M. GAOU, après une perquisition sans mandat, les forces de l’ordre l’ont amené et gardé à la gendarmerie de Notsé.

3 le mercredi 23 octobre 2002, la gendarmerie de Notsé, préfecture de HAHO a procédé à l’interpellation de M. Tomékpé AMOUZOUKPE, secrétaire de la fédération UFC de HAHO. Il est gardé à vue à la gendarmerie de Notsé.

4 le jeudi 24 octobre 2002, la gendarmerie a procédé à l’interpellation de Emile kémédji AGBOMADJI, président cantonal de l’UFC Agbélouvé. Il est gardé à vue à la gendarmerie d’Agbélouvé.

Selon les informations en notre possession, il serait reproché à ces militants de l’UFC, de détenir ou de distribuer les tracts de l’opposition appelant les populations à ne pas prendre part à la mascarade électorale du 27 octobre 2002 et à observer ce jour-là, un mot d’ordre de Togo Pays mort.
Comme nous avons eu à vous le dire, lors de notre rencontre du jeudi 17 octobre 2002, à la «Primature» avec le Premier Ministre, la distribution de ce document ; ne constitue pas un délit. Elle relève de l’exercice d’un droit garanti par la Constitution, en l’occurrence, la liberté d’opinion et d’expression.
Les arrestations de ces militants qui n’ont commis aucun délit, sont arbitraires.
Nous exigeons, en conséquence, leur libération immédiate.

Nous vous prions de bien vouloir demander aux préfets d’éviter d’entraver l’exercice des activités des partis politiques. Toutes ces arrestations arbitraires de militants dans l’exercice de leur droit, sont des exactions inacceptables. Elles doivent prendre fin.

Veuillez agréer, Monsieur le Ministre, l’expression de notre considération distinguée.

Pour le Bureau national,
Le premier Vice-Président

Emmanuel AKITANI BOB

Copie à :

– Amnesty International
– Fédération Internationale des Ligues
– Commission Nationale des droits de l’homme(CNDH)
– Monsieur l’Ambassadeur d’Allemagne au Togo
– Monsieur l’Ambassadeur de France au Togo
– Monsieur l’Ambassadeur des USA au Togo
– Monsieur le Chargé d’affaires de la Commission de l’UE au Togo
– Monsieur le Représentant de l’Organisation Internationale de la Francophonie
– M. le Secrétaire Général de l’Organisation Internationale de la Francophonie.

Des droits de l’homme de l’homme(CNDH)