29/11/2022

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L’intersyndicale dénonce l’augmentation du prix de l’électricité

Les centrales syndicales du Togo ont vivement réagi à la hausse du prix de l’énergie électrique intervenu depuis deux semaines.

Dans un point de presse animé le vendredi dernier à la Bourse du Travail, M. Gnoukouya Assima, secrétaire général de l’UGSL(Union générale des syndicats libres) a évoqué les difficultés auxquelles les travailleurs togolais sont confrontés depuis la dévaluation du franc CFA et l’irrégularité des salaires. Dans une déclaration, l’intersyndicale juge que «la hausse du coût de l’énergie est mal venue dans la mesure où ceux qui utilisent cette énergie, perçoivent difficilement leur salaire et leur pension ». Cette déclaration a été signé par les centrales syndicales composées de la Confédération des syndicale des travailleurs du Togo (CSTT), la Confédération nationale des travailleurs du Togo (CNTT), de l’Union générale des syndicats libres (UGSL) et de la Confédération générale des cadres du Togo (CGCT).

La grogne dans les rangs des travailleurs intervient dans un environnement économique véritablement difficile d’augmentation du prix des biens de première nécessité et de l’irrégularité de paiement des salaires. Dans de nombreux secteurs de la fonction publique, certains travailleurs ont encore à leur compteur plus de 7 mois d’arriérés de salaires. De même de nombreux retraités reçoivent à peine une pension sur trois dues. La hausse du prix de l’énergie consécutive à celles des frais de scolarité, du bol du maïs, premier aliment de base du Togolais et des autres denrées. Dans la sous-région le Togo est en tête de l’indice de l’inflation selon un classement de l’Union monétaire ouest-africaine (UEMOA).

Le contexte politique est sans doute la cause de l’inflation galopante constatée ces derniers temps dans les secteurs des biens et des services. Depuis 1992, l’Union européenne (UE) a suspendu sa coopération économique avec le Togo pour des raisons liées à l’absence de démocratie et de violations systématiques des droits de l’homme. De nombreux entreprises ont fermé et l’économie se retrouve en état de mort clinique. Pour renflouer ses caisses, le gouvernement togolais se voit obligé de faire des pressions fiscales sur les entreprises restantes, qui en retour augmentent les prix.