27/09/2022

Les actualités et informations générales sur le Togo

Togo: Contre-autopsie du corps de Atsutsè Agbobli

APA- 09/09/2008 Le Docteur Nizam Peerwani, médecin légiste international arrivé à Lomé dimanche dernier, a entamé une contre-autopsie du corps du journaliste politologue, historien et ancien ministre togolais, Atsutsè Kokouvi Agbobli, retrouvé mort sur une plage de Lomé en août dernier, a-t-on appris APA.

L’arrivée de ce médecin légiste international fait suite à une requête de la famille du défunt et de la Commission nationale des droits de l’homme (CNDH).

Après avoir sollicité le consentement de la famille Agbobli, l’organisme togolais de défense des droits de l’homme a saisi le bureau du Haut-Commissariat des Nations Unies aux Droits de l’Homme pour la mise à la disposition du Togo d’un médecin légiste pour l’autopsie.

Le journaliste politologue, historien et ancien ministre togolais Atsutsè Kokouvi Agbobli, a été retrouvé mort vendredi 15 août dernier sur la plage de Lomé.

Selon le Procureur de la république, Robert Bawoubadi Bakaï, citant le rapport d’expertise produit par Pr Gado Napo-Koura, de la Faculté mixte de Médecine et de Pharmacie de l’Université de Lomé, Atsutsè Kokouvi Agbobli serait décédé des suites d’une intoxication médicamenteuse.

Ce rapport ainsi que le décès du journaliste suscitent une grande polémique au Togo.

Selon une source proche du système des Nations unies au Togo, le Docteur Peerwani est diplômé de l’Université américaine de Beyrouth.

Il a complété sa formation en pathologie au Centre Médical Universitaire Baylor à Dallas et est certifié dans la médecine légale et clinique, anatomique. Actuellement il est examinateur médical en chef pour Tarrant, Denton et des comtés Parker dans l’état du Texas et il occupe ces fonctions depuis juillet 1979.

Il sert de consultant expert pour les Médecins pour des Droits de l’homme et est intervenu notamment au Rwanda, en Bosnie, en Indonésie, à Chypre, en Afghanistan et en Israël dans le cadre de génocide et des violations des droits de l’homme pour le compte du Tribunal des Nations Unies, indique-t-on.