25/09/2022

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Togo : Extraits de la conférence de presse de la CENI

Conférence de presse du 18 Mai 2007

LE CHOIX DE LA DATE DU 5 AOUT 2007 POUR L’ORGANISATION DES LEGISLATIVES

Tozim POTOPERE (représentant du gouvernement), président de la CENI : « Comment la CENI a-t-elle pu obtenir la date du 5 août ? Vous savez tous que, actuellement, nous avons un partenaire technique qui supervise les opérations de reconditionnement des kits. Les kits, c’est le premier outil dans notre processus électoral. Donc, la CENI a approché ce partenaire technique et lui a posé la question « Mr Le responsable technique, quand allez-vous complètement finir l’opération de reconditionnement ? » Il nous a donc donné une date et, au bout de cette date, nous avons mis le reste des opérations pour aboutir à la date du scrutin qui se trouve être le 5 août. Donc, techniquement, voilà ce que nous avons fait pour aboutir à la date du 5 août. C’est vrai que le 5 août, il pleut, c’est bien vrai que le pays a plusieurs fois voté, dans son histoire, en août, les pieds dans l’eau ; beaucoup de pays ont voté les pieds dans l’eau et, je vous invite à prier pour que, le 5 août, le pays ne soit pas à sec mais que la pluie s’arrête et que tout le monde puisse voter.

Evidemment, nous avons soumis notre calendrier à la classe politique qui n’a pas trop trouvé à dire. Ca suppose que tous les acteurs politiques s’accommodent à la date et qu’ils sont prêts à aller vers les militants et à leur expliquer comment ils devront faire pour voter. Si les acteurs politiques nous avaient dit : « Non, cette date-là ne nous convient pas », je crois qu’on devrait revoir la date avec eux mais les acteurs politiques n’ont pas objecté. La CENI à elle seule, ne pouvait pas dire : « Est-ce que c’est une date qui arrange ? » Donc la date du 5 août est aujourd’hui acceptée par la classe politique dans son ensemble. »

LE CONTRAT AVEC LA ZETES

Dr James AMAGLO (représentant du CAR), vice-président de la CENI : « Pour les kits, on nous avait dit à l’époque que, pour les acquérir, le délai de commande et de livraison, cela fait 12 semaines. On a vu qu’on pouvait prendre les lits en RDC et ZETES était l’entreprise qui a fourni les kits en RDC et ZETES avait, en la matière, une expérience. Nous, à la CENI, techniquement, on a l’obligation de dire ce que nous voulons, le gouvernement avait l’obligation de mettre à notre disposition les moyens. Quand l’option d’emprunt des kits a été faite, ça s’est fait parce qu’on veut gagner du temps et c’est le gouvernement qui a les moyens de mettre à disposition les moyens, soit de faire des appels d’offres soit avec les possibilités du Code des investissements ou des marchés, de discuter avec des partenaires.

Donc, sur ce terrain, la discussion financière a été beaucoup plus faite par le gouvernement, nous on s’est beaucoup plus occupé de la partie technique. Celui qui a la négociation technique, c’est comme si c’est lui qui demande, qui dit : « Je veux ça ! C’est le gouvernement qui débourse mais c’est toi qui guide. » La CENI est demandeur et c’est le gouvernement qui règle. Pour nous à la CENI, ce qui est essentiel, c’est le matériel de qualité ou le logiciel ou la fourniture technique qu’il faut pour que nous puissions assumer nos responsabilités. (…) Nous avons deux de nos collègues qui, en la matière, ont une certaine expérience plus l’accompagnement d’un expert mis à notre disposition par le PNUD. Voilà comment le dossier a été monté. »

LA DATE DU RECENSEMENT ET DU SCRUTIN

M. Tozim POTOPERE, président de la CENI : « La date du 8 juin est annoncée pour le recensement et la date du 5 août pour les élections. Il y en a qui se demandent si, dès qu’on commence le recensement électoral, le 8 juin, c’est pour le finir le 5 août, et aller voter. Le recensement va durer juste un mois, c’est-à-dire du 8 juin 2007 au 8 juillet 2007. Le reste du temps, entre le 8 juillet et le 5 août, vous savez qu’il faut faire un certain nombre de travaux, notamment la mise en forme du fichier et plein de travaux : la question des doublons et tout cela sera fait dès la fin du recensement électoral.

LE NOMBRE DE BUREAUX DE RECENSEMENT

M. Tozim POTOPERE, président de la CENI : « A ce jour, la CENI a identifié 3 485 centres de recensement. La CENI est en train de revoir de plus près et le résultat, d’ici ce soir, nous l’aurons pour voir est-ce que ces 3 485 centres sont suffisamment proches des électeurs. Nous avons donc posé la question et la sous-commission des opérations électorales est en train d’analyser la question. Dès que nous allons quitter (la Conférence de presse) pour retourner à la CENI, c’est pour recueillir les réponses et finaliser notre liste que nous rendrons publique dès demain ou, au plus tard, dimanche. »

LE PROBLEME DES PIECES D’IDENTITE POUR LE RECENSEMENT

M. Tozim POTOPERE, président de la CENI : « Tout le monde est conscient que la grande majorité des Togolais ne possède pas de pièces d’identité et le Code a trouvé déjà des remèdes que la CENI va appliquer avec rigueur. Donc toues les solutions sont contenues dans le Code et le Code a mentionné un certain nombre de pièces que nous pouvons posséder et, à défaut, la solution a été trouvée par le recours aux personnes ressources ou le recours aux témoins. »

LES CANDIDATURES INDEPENDANTES ETLE MODE DE SCRUTIN

M. Tozim POTOPERE, président de la CENI : « Le Code actuel permet à tous ceux qui veulent se présenter aux élections législatives de le faire mais un individu ne peut pas le faire (seul), il faut constituer une liste et donc les listes des indépendants seront bien acquises et les indépendants pourront participer aux élections législatives. Ils pourront donc être élus députés sans le couvert d’un parti politique. »

LES PROBLEMES DE DELESTAGE

M. Tozim POTOPERE, président de la CENI : « C’est un problème réel mais, lorsque vous le liez au travail avec l’outil informatique, nous allons répondre que nous avons pris des dispositions pour que ce travail se fasse sans interruption et, pour ce faire, chaque kit aura donc à sa disposition un générateur qui est entièrement autonome du courant fourni à la CEET. Mais, de manière générale, nous avons adressé des correspondances à la CEET pour leur dire de tout faire pour améliorer la fourniture du courant pendant tout le processus électoral. Ils nous ont écrit qu’ils ont pris bonne note et, à leur niveau, depuis lors, je crois qu’ils ont commencé à faire des démarches. Donc, à chacun d’apprécier le résultat que, eux, ils auront.

M. Dela Delava (représentant de l’UFC), membre de la CENI : « Monsieur le président a juste mentionné tout à l’heure que chaque kit est accompagné d’un groupe électrogène qui assure l’autonomie du système de jour (comme la nuit). On peut charger les batteries du système. Le soir et le lendemain, la batterie permet d’avoir huit heures d’autonomie du matin au soir. Le système peut fonctionner sans aucun apport d’énergie électrique. Par ailleurs, chaque CELI sera équipé d’un groupe électrogène pour permettre le fonctionnement des CELI, leurs réunions, la rédaction de leurs rapports, tout ce que les CELI ont à faire. Donc, chaque siège de CELI est équipé d’un groupe électrogène qui peut assurer une certaine autonomie par rapport à la fourniture d’énergie électrique de la Compagnie nationale. »

LES REVENDICATIONS DES INFORMATICIENS RECRUTES A L’UTILISATION DES KITS

M. Tozim POTOPERE, président de la CENI : « C’est vrai que beaucoup de parutions en ont parlé, il y a un peu d’agitation mais je crois que c’est des faits réels. En réalité, ces agents, auraient dû avoir un contrat en bonne et due forme mais seulement nous nous disons que, à l’étape actuelle, ce n’est qu’une transition. Que ce soient les techniciens, ils se sont formés et seront déployés sur le terrain et la CENI entend leur faire un contrat en bonne et due forme dès que le vrai travail aura commencé. Egalement pour les formateurs, ils sont en train d’être formés et, dès qu’ils auront fini d’être formés, ils seront déployés sur le terrain. Donc, c’est la mesure que la CEIN est en train d’entreprendre pour leur rendre le travail facile sur le terrain. Ca fait un peu de temps, ce qui fait qu’ils montrent un peu leur impatience. Mais, si vous avez constaté et si vous avez fait un tour là-bas, hier ou aujourd’hui, vous allez voir que l’ordre est rentré. Nous sommes allés leur expliquer ce que nous sommes en train de faire. Ils ont compris et on leur a dit merci. L’ordre est rentré, il n’y a plus de trouble par rapport à nos agents sur le site de la Foire Togo 2000. »

LES PROCESSUS LEGAUX A VENIR

M. Tozim POTOPERE, président de la CENI : « Ce que nous allons faire observer c’est que toutes les dates capitales : dates du recensement, dates de la campagne électorale, date du scrutin seront confirmés par le gouvernement par décrets. Les décrets interviendront à des périodes précises. Pour la date du scrutin, le décret convoquant le corps électoral interviendra 45 jours avant la date du scrutin. Or, 45 jours avant la date du scrutin, je crois que nous aurons suffisamment avancé dans le recensement et si la difficulté est là, cela pourra permettre au gouvernement de prendre avec efficacité les dates. Donc aujourd’hui, rien n’empêche d’annoncer les dates étant entendu qu’elles seront confirmées par décrets pris en conseil des ministres. »

LES RESERVES EXPRIMEES PAR JEAN-PIERRE FABRE (UFC) SUR LA DATE DU SCRUTIN : 5 AOUT 2007

M. Tozim POTOPERE, président de la CENI : « La première fois qu’on s’est rencontré, nous avons fait une présentation. Et nous avons dit que c’est une dérogation. Parce que depuis longtemps, nous oublions nos provenances politiques et nous nous considérons comme membre de la CENI voulant remplir notre mission conformément au serment que nous avons prêté devant la Cour constitutionnelle. Et, aujourd’hui, je crois que c’est chose faite. Tous les membres sont solidaires, ils font leur travail dans l’impartialité et conformément au Code électoral et à la Constitution. Maintenant, est-ce que vous pouvez empêcher les partis politiques à se prononcer comme ils veulent ? Je crois que non. Les collègues membres de la CENI, issus de l’UFC ne peuvent pas empêcher les leaders de l’UFC de dire ce qu’ils pensent. Moi, je crois que ça entre dans le cadre du respect des libertés que chacun de nous a et il peut en jouir. Donc, nos décisions sont donc prises de manière consciencieuses et nous l’exécutons toujours de manière consensuelle. Donc maintenant, il ne faut plus mélanger avec ce que déclarent les partis politiques par rapport à notre décision.

Si vous avez suivi, il n’y a pas que l’UFC qui a fait une déclaration par rapport à la décision du 5 août, si c’est de cela que vous voulez parler ; donc tous les citoyens sont libres de commenter les décisions de la CENI, je crois que c’est leur droit le plus absolu. Vous ne pouvez pas les empêcher parce qu’ils ont des mandats à la CENI et par conséquent comme les décisions sont prise à la CENI et que leurs militants qui siègent à la CENI ont accepté, ils sont forcés d’avaler toutes les décisions. Non ! Je crois qu’on ne doit pas mélanger les choses. Vous laissez toute le monde faire ses observations par rapport à nos décisions. Je crois que c’est la meilleure manière de conduire un processus électoral. »

M. Kokou TOZOUN (représentant du RPT), rapporteur de la CENI : « La différence entre nous et nos mandants, c’est que nous, on a prêté serment contrairement à eux. Donc, c’est important. Le serment ne les lie pas. Le serment ne lie que nous qui l’avons prêté. Il faut que vous sachiez ça. C’est ce qui fait que si nos mandants disent quelque chose, ils peuvent dire le contraire de ce que nous nous pensons. Mais c’est nous qui avons prêté serment, ce n’est pas eux et donc ce que, nous, nous faisons au niveau de la CENI, nous le faisons de façon consensuelle. Mais, il est évident que ce que nous prenons comme décision au niveau de la CENI peut ne pas recevoir l’adhésion de nos mandants et ça, on peut le regretter mais, c’est toujours comme ça. On ne pouvait pas faire autrement.