27/05/2024

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Togo : La Mission d’observation électorale de l’UE clarifie son mandat

XINHUA -Lomé- 02/02/2010 – La Mission d’observation électorale de l’Union européenne du scrutin présidentiel du 28 février au Togo a clarifié lundi son mandat pour cette consultation électorale marquant la fin du premier mandat du chef de l’Etat togolais Faure Gnassingbé porté au pouvoir par une élection anticipée en avril 2005, lors d’une conférence de presse dans un hôtel de la capitale togolaise.

« Nous avons une haute conscience de nos responsabilités et menons cette observation avec le plus grand professionalisme et en toute indépendance », a affirmé le chef de Mission José Manuel Garcia-Margallo y Marfil, au cours de cette rencontre.

La Mission d’observation de l’Union européenne a pour mandat de produire une évaluation détaillée et informée de l’ensemble du processus électoral à partir de son observation de terrain.

Cette évaluation couvrira le cadre légal, l’administration électorale, la campagne, l’environnement politique, l’enregistrement des électeurs et le rôle des médias.

La Mission entend suivre « attentivement » le règlement des plaintes et du contentieux jusqu’à la proclamation des résultats, mais ne publiera un rapport final « analytique et détaillé » que deux mois après les élections avec des recommandations pour les prochaines échéances électorales.

Une délégation du Parlement européen, attendue au 26 février, soit deux jours avant le scrutin, produira également un rapport au terme de sa mission.

« Nous sommes ici pour suivre, seulement pour suivre, le processus électoral », a précisé Garcia-Margallo y Marfil, poursuivant « qu’il n’y aura pas des engagements, des déclarations ou jugements politiques que lors de la Déclaration préliminaire qui sera faite deux jours après les élections ».

Selon les attributions, « il n’appartient pas à la Mission d’observation électorale de l’Union européenne de se prononcer sur le processus en cours » jusqu’à la présentation de sa Déclaration préliminaire.

L’Union européenne a déployé cette Mission d’observation à la suite d’une invitation du gouvernement togolais en date du 16 septembre 2009.

Trente observateurs long terme et trois chargés de liaison ont rejoint, le 27 janvier au Togo, une équipe cadre de dix membres, constituée de spécialistes du cadre électoral et légal, de l’environnement politique, des médias, de la coordination des observateurs et des opérations.

L’Union européenne est le principale partenaire du Togo. Son appui aux élections présidentielles est « déjà conséquent » et est constitué d’un « Projet d’Appui aux Processus Electoraux – (PAPE) » d’un montant de 9 millions d’Euro signé en décembre 2009 et mis en oevre par le Programme des Nations Unies pour le Développement ( PNUD), d’un appui à la sécurisation des élections de 3.5 millions d’Euro mis en oeuvre par l’Agence Française de Développement (AFD), et du déploiement d’une mission d’observation électorale.

En 2003, l’Union européenne avait suspendu sa coopération avec le Togo pour « déficit démocratique » à la suite de la réelection du général Gnassingbé Eyadèma décédé plus tard, en février 2005, après 38 ans de pouvoir. Cette coopération n’a été reprise totalement qu’au terme des législatives d’octobre 2007 qualifiées « transparentes et démocratiques » par la Mission d’observation électorale dépêchée au Togo à cet effet.

(Xinhua)