29/06/2022

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Togo: Le CAR et la CDPA répondent à l’invitation du président togolais

Deux partis de la Coalition de l’opposition répondent à l’invitation du président togolais

Le Comité d’action pour le renouveau ( CAR) et la Convention démocratique des peuples africains (CDPA), deux partis de la Coalition de l’opposition togolaise, ont répondu favorablement jeudi à une invitation d’entretiens dans la perspective d’un dialogue national lancée par le chef de l’Etat togolais Faure Gnassingbé.

Les entretiens se sont déroulés séparément au Palais de la présidence de la République avec les délégations de ces deux partis membres de la Coalition, et ont porté sur la mise en oeuvre des 22 engagements du Togo vis-à-vis de l’Union européenne, la réconciliation nationale et le retour des réfugiés togolais.

Le CAR dont la délégation à cette rencontre a été conduite par son leader Me Agboyibo Yawovi a soumis au président togolais un document contenant ses propositions en six points sur la manière de régler les trois points des discussions, a-t-on appris des sources du Parti.

Au niveau de ce parti, on estime qu’il faut « passer par un dialogue national » que ce soit la façon de remédier le déficit démocratique ou de réconcilier les Togolais. Ce dialogue doit se passer dans un cadre structuré qui tient compte de la  » configuration politique actuelle du pays » et être placé sous l’égide de l’Union africaine et de l’Union européenne, insiste ce parti.

Le CAR souligne également qu’il faut qu’il y ait un facilitateur et que les sujets prioritaires à inscrire sont l’élaboration d’un cadre électoral consensuel et les lendemains des législatives, proposant même la formation d’un « gouvernement d’unité nationale » après les législatives.

La CDPA indique de son côté que la question des 22 engagements nécessite qu’on prenne des « précautions supplémentaires », la mise en oeuvre de ces engagements, le cadre électoral et le dialogue national ont été déjà un « échec » et sont dépassés avec le décès du président Eyadèma et les contestations qui ont suivi l’élection du 24 avril.

Elle indique que la « grave crise de confiance  » qui existe entre les différents protagonistes de la scène politique prenne fin, relevant que le gouvernement d’union nationale actuel ne répond pas aux besoins du Togo.

Des sources proches de cette formation indiquent qu’il faut un vrai gouvernement d’union nationale qui travaille à la réconciliation et que ce soit un « gouvernement de mission » qui doit créer les conditions d’apaisement, et que les discussions mettent face à face les vrais protagonistes.