24/09/2022

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Togo: Le mystère demeure sur les causes de la mort de Atsutsè Agbobli

Lomé, 13/11/09 – Le rapport sur la contre autopsie effectuée par le professeur américain Nizam Peerwani, commis par le Haut Commissariat des Nations unies pour les droits de l’homme, conclut à une « probable mort par noyade » du politologue, historien, journaliste et président de parti, Atsutsé Kokouvi Agbobli, retrouvé mort sur une plage à Lomé le 15 août dernier, a appris la PANA ce jeudi, de sources officielles à Lomé.

« Il y a suffisamment de signes qui indiquent que Atsutsé kokouvi Agbobli est mort par noyade. La présence de plicatures au niveau des paumes de la main et des talons, les poumons globuleux et oedémateux et la mise en évidence macroscopique et microscopique de spume constituent la base de ces allégations. Il est encore important de souligner que le diagnostic de noyade en l’absence de toutes preuves fiables à prendre en compte ne peut se faire seulement que par exclusion », note le rapport.

L’expert américain commis en septembre dernier, a livré cette semaine son rapport qui réfute la thèse de la mort par « intoxication médicamenteuse » avancée le 18 août dernier par le médecin légiste togolais, le professeur Gado Napo-Koura, lors d’une première autopsie.

Selon le journal « Forum Hebdo » paru ce jeudi, Ayaovi Agbobli, un des enfants de la victime contacté depuis Paris affirme que son père a été « vraisemblablement enlevé et sequestré », révélant également qu’un collectif d’avocats mené par le Français Me William Bourdon et le Malien Me Mamadou Konaté, commis par la famille, a porté plainte pour « enlèvement, séquestration et assassinat ».

Le 15 août dernier, le corps de Atsutsè Kokouvi Agbobli (67 ans) avait été retrouvé sur une plage à Lomé.

Il était le président du Mouvement pour le développement national (MODENA, parti d’opposition créé le 21 avril 2007) et ancien ministre de la Communication et de la Culture.

Lomé – 13/11/2008