30/06/2022

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Togo: « Nous avons pris nos responsabilités », Jean-Pierre Fabre

LOME, 29 mai (XINHUANET) — L’absence de l’Union des forces de changement(UFC) dans la délégation de la Coalition de six partis de l’opposition, qui a discuté vendredi avec le président togolais Faure Gnassingbé d’un gouvernement d’union nationale, est une question de « responsabilité », a estimé le secrétaire général de l’UFC, Jean-Pierre Fabre, a-t-on appris dimanche de BBC.

« Nous, nous avons pris nos responsabilités », a déclaré M. Fabre qui se justifie que les autorités n’ont aucune légitimité et que l’UFC ne saurait « honorer l’invitation » adressée par le parti au pouvoir pour les consultations.

Quatre des six partis de la Coalition ont envoyé une délégation qui a discuté avec Faure Gnassingbé et dégagé un consensus sur un certain nombre de points concernant la composition et les missions du gouvernement qui sera formé et ses rapports avec l’Assemblée nationale actuelle.

Cette démarche est moins bien perçue au niveau de l’UFC, faisant courir le bruit de l’éclatement de la Coalition.

« On n’en est pas encore là », a répondu à cet effet M. Fabre interrogé à ce sujet. « Je crois que chacun finira par revenir à la raison et que la Coalition continuera », a-t-il cependant dit.

Pour l’Union des forces de changement, la formation de Gilchrist Olympio, fils du premier président togolais assassiné le 13 janvier 1963, il faut l’ouverture d’un « dialogue véritable » entre le pouvoir et la Coalition, qui va aboutir à un accord politique duquel le gouvernement tirera sa légitimité.

Faure Gnasingbé a été déclaré élu avec 60,15% des voix au scrutin présidentiel du 24 avril, succédant ainsi à son père Gnassingbé Eyadèma décédé le 5 février. Le candidat de la Coalition, Emmanuel Bob Akitani issu de l’UFC, a été crédité de 38, 25%. La Coalition a parlé d’une élection frauduleuse et a jusque- là rejeté les résultats définitifs proclamés le 3 mai par la Cour constitutionnelle. Fin