26/06/2022

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TOGO-UE : la position du Conseil est imminente

Dans quelques jours, d’ici vendredi très certainement, le Conseil européen se décidera sur la proposition de la Commission européenne d’ouvrir des consultations avec le Togo, conformément à la procédure prévue à l’article 366 bis de la Convention Lomé IV révisée. Le texte proposé par cette institution, gardienne des traités est simple et doit se lire à plusieurs niveaux.

Par Jonas PASCAL

Ces consultations visent à « connaître les intentions du gouvernement togolais en vue de l`engagement d`un véritable dialogue avec les différents partis d`opposition à tous les niveaux de la société pour entreprendre un réel processus démocratique ». Mais, précision extrêmement importante soulignée par la Commission elle-même, « le but de ce dialogue devrait être, la réinstauration totale de la démocratie, le respect des droits de l`homme et des libertés fondamentales, y compris la liberté des médias ». Le cadre est donc fixé. En outre, il faut rappeler que c’est à la demande de Koffi Sama (lors de sa visite du 1 octobre dernier) que ces consultations auront lieu.

Si ce texte et ce cadre formel est accepté par le Conseil des ministres, le gouvernement togolais sera invité à organiser des consultations avec l’Union européenne, en application des dispositions de l’article 5 de la convention de Lomé ou l’article 9 de l’Accord de Cotonou qui prévoit que « si une partie considère qu’une autre a manqué à une obligation concernant l’un des éléments essentiels visés à l’article 5″ de la Convention de Lomé, tels que les principes démocratiques et l’Etat de droit, « elle invite, sauf en cas d’urgence particulière, la partie concernée à procéder à des consultations en vue d’examiner de façon approfondie la situation, et, le cas échéant, d’y remédier ».

L’objectif de ces consultations serait de souligner l’importance attachée par l’Union européenne au respect des éléments essentiels de l’article 5 de la Convention de Lomé et de connaître les intentions du gouvernement togolais pour y parvenir.

Pour le dictateur Eyadéma, c’est son maintien au pouvoir et les élections locales qui constituent sans aucun doute l’alternative au Togo. Ce que dénie l’opposition toute entière, surtout l’UFC qui n’envisage pas une cohabitation avec le dictateur, mais une très courte transition pour redonner la parole au peuple souverain, dans des conditions d’absolue transparence et liberté des citoyens. Sur ces bases, le dialogue aura-t-il lieu ? Un dialogue de sourds….

La rédaction letogolais.com

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