27/06/2022

Les actualités et informations générales sur le Togo

Un nouveau chemin de fer en Afrique de l’Ouest d’ici 2010

Dans un contexte marqué par la vétusté de la plupart des chemins de fer qui relient les pays ouest africains, ce projet a été bien accueilli par le dernier Sommet sur le NEPAD qui s’était récemment tenu dans la capitale sénégalaise, Dakar, au point que le Sénégal y a adhéré.L’Union Economique et Monétaire Ouest Africaine ne dispose que de 3 918 kms de voies ferrées et de 89 locomotives de lignes, 50 locomotives de manoeuvres, 28 autorails pour assurer une couverture du trafic sur l’ensemble des réseaux ferroviaires.

Le Directeur général d’Africarail, Michel Bosio, a récemment indiqué que l’interconnexion ferroviaire entre le Bénin, le Burkina Faso, le Niger, le Togo et la construction de 2000 km de voies ferrées, se fera en deux phases et coûtera 2 milliards de dollars environ.
La première phase reliera la capitale burkinabé, Ouagadougou, au port de Cotonou au Bénin, en passant par la capitale nigérienne Niamey. Au cours de la deuxième phase, Lomé, capitale du Togo sera reliée au Burkina Faso et au Niger,  » pour en faire une boucle économique complète « . Des extensions sont également prévues, en direction des pays comme la Côte d’Ivoire, le Ghana, la Guinée, le Mali, le Nigeria, le Sénégal et le Tchad.
Au total, trois grands objectifs sont assignés au programme Africarail: transporter les passagers et les marchandises, des pays de l’intérieur de la zone (Burkina Faso, Niger) et des régions limitrophes, à savoir le Sud-Est du Mali et le Nord-Ouest du Nigeria, vers la côte ».

Le second objectif est de favoriser l’exploitation des ressources agricoles et minières de l’intérieur.Africarail voudrait à terme, assurer une desserte ferroviaire de voisinage entre les ports de Lomé et de Cotonou.

Africarail a été officiellement créé le 8 février 2002. Le projet est issu d’un protocole d’accord entre le Bénin, le Burkina Faso, le Niger et le Togo. Il est l’héritier du projet Geftarail qui porte le nom d’une société de droit français, qui avait eu la première, l’idée de doter la sous-région ouest africaine d’un réseau ferroviaire performant. La nouvelle société accorde 10% de son capital aux Etats initiateurs du programme, et 90% au secteur privé.