28/11/2022

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Affaire Amédégnato: procès des journalistes reporté

Le procès des deux journalistes de l’hebdomadaire togolais l’Evènement directement cités dans l’affaire qui les oppose à la famille Amédégnato Vigniko initialement prévu pour le 16 avril 2003 a été reporté au 7 mai 2003 pour paiement d’une caution par la partie plaignante.

A l’ouverture de la séance le 16 avril 2003 à 9h25 au parquet de Lomé sous la présidence du juge Wiyao, les débats ont porté sur les questions de procédure pendant une trentaine de minutes. La partie civile (absente) était représentée par le cabinet de Me Tchalim tandis que M. Hégbor, Sokpoh, Lawson étaient chargés du dossier des journalistes. Ces derniers ont réclamé une caution de 5 millions (5.000.000) de francs pour l’ouverture du dossier, ce qui est normal dans une citation directe alors que la partie civile réclamait un Franc symbolique (1 F) Après concertation, le juge a décidé d’une caution de 500.000 F que la partie plaignante doit verser dans un délai de deux semaines. Le procès a donc été reporté au 7 mai 2003. .
Ce qui oppose les deux parties paraît anodin et aurait pu se résoudre par un droit de réponse en bonne et due forme. M. Vigniko Amédégnato, enseignant puis inspecteur de l’éducation nationale, ancien Ministre togolais de l’information, ancien Secrétaire Général du RPT, était presque tombé en disgrâce et décédait le 16 mars 2003 dans un dénuement total. Ce même jour, l’ancien Ministre des affaires étrangères, feu Koffi Panou, décédait également. Ce même week-end Patassé fuyait la Centrafrique. Le journal avait donc fait une analyse en liant tous ces évènements en un seul week-end. La famille Amédégnato Vigniko s’est estimée diffamée lorsque l’Evènement a constaté et décrit dans une de ses éditions les conditions déplorables dans lesquelles ce dignitaire du régime en place vivait avant sa mort. La famille n’aurait pas aimé que l’on écrive que le père, de son vivant ancien dignitaire, avait été politiquement oublié, financièrement démuni et socialement diminué. Une plainte a été déposée par cette famille la semaine dernière contre Philip Evényo, Directeur de publication et Dimas Dzikodo, Directeur de la rédaction ainsi que le journal lui-même. Les avocats des victimes ont estimé qu’il n’était pas possible dans un régime démocratique que des individus citent directement le quatrième pouvoir au tribunal sans respecter les procédures élémentaires. Ce serait un précédent dangereux. C’est pour cela que la caution a été exigée.

En attendant le 7 mai 2003, plusieurs témoins (même des parents et des proches) de la famille sont disposés à témoigner sur les dernières conditions de vie de M. Vigniko Amédégnato.

La rédaction Letogolais.com