29/11/2022

Les actualités et informations générales sur le Togo

La presse togolaise du 05 au 11/05/03

LE REGARD du 06/05/3, De la candidature de l’UFC à celle du PFC «(…) Bob Akitani qui est Vice-président de l’UFC a été investi par un autre parti créé en juin 1992 . Le PFC était un conglomérat de plusieurs partis politiques regroupant des personnalités qui se réclament du nationalisme incarné par le premier président du Togo. (…) La candidature de Emmanuel Akitani-Bob est-elle une solution de rechange au rejet de la candidature de Gilchrist Olympio ? (…) Les autorités togolaises redoutent une surprise désagréable.

L’EVENEMENT du 07/05/03, revient sur le reniement de sa parole de militaire en acceptant une nouvelle candidature à la présidentielle de juin 2003 : « nous sommes au Togo où les textes ne valent que lorsqu’ils servent un homme. Il en est de même pour les engagements. S’il sert son porteur on l’utilise à son endroit. Dans le cas contraire, l’envers devient l’endroit. peu importe ce qui adviendra ». Le journal dénonce l’attitude ambiguë de la France face à la prochaine présidentielle : « il est temps que la France s’élève au rang des concerts des nations réellement démocratiques en condamnant la candidature illégitime du Général Eyadema. Le peuple togolais serait en droit d’interpréter toute position ambiguë ou silencieuse de la France comme une complicité active et se donnera les moyens légaux et institutionnels de se libérer et de la dictature et du néocolonialisme ».

TRIBUNE DU PEUPLE du 07/05/03, constate que beaucoup de Togolais sont désemparés : « les dernières entourloupettes faites à la candidature du leader de l’UFC ont fini de limiter leurs espoirs. Celui qui apparaît plus mobilisateur et qui a plus de poigne est en voie de bannissement. Très simplement sans tapage. La chose se passe comme si à) part le RPT et ses sympathisants, tous les autres n’existaient pas. On ne se gêne même plus de donner une garniture, soit elle farfelue pour justifier l’arbitraire éviction. On le fait, tout simplement. Ce n’est pas la personne de Gilchrist Olympio qui fait plus problème ici mais la façon dont le pouvoir procède. On parlerait de gangstérisme et on n’aurait pas encore trouvé le mot juste ».

CROCODILE du 08/05/03, lance comme une requête à l’ONU cet éditorial pour demander aux Nations Unies d’éviter l’embrasement du Togo: « l’Organisation des Nations Unies doit faire diligence pur ne pas laisse le Togo sombrer dans la guerre civile comme la Côte d’Ivoire. il urge donc d’envoyer des casques bleus pour superviser l’élection présidentielle de juin prochain. Les germes de la discorde sont semés sur tout le parcours. Le pays s’achemine vers un tripatouillage des résultats de cette élection. Les élections telles qu’on les organise n’augurent pas de jours paisibles au Togo. Il vaut mieux éviter que le fagot prenne feu que de vouloir éteindre le feu même ».

LE REPORTER du 09/05/3, voit dans l’exclusion de la course à la présidentielle de Gilchrist Olympio une fatale parade : « de l’avis croissant de nombreux observateurs de la scène politique nationale, le Togo par ses dérives gourmandes, les obsessions du règne ad vitaernam et les excès ostracisants du régime, prépare lentement mais non sans assurance, les prémices d’une certaine ‘ouattarisation’ du débat politique et du climat social intérieur. A la faveur des textes, des Togolais sont exclus de la course à la magistrature suprême pendant que les vomis du peuple ont des coudées franches juridiques. De la question de double nationalité on est passé à l’exclusion des compétitions politiques nationales. Alors reste la question des conséquences immédiates et lointaines des méthodes politiques improvisées juste pour régler des comptes ».

Carrefour du 08/05/03 se demande à quoi joue la France de Chirac ? «(…) La France qui s’emploie à ramener la paix en Côte d’Ivoire, cette paix qui est menacée à cause d’une exclusion politique, c’est cette même France de Chirac qui soutient un processus bâti sur l’exclusion. Mais, au fait, on se demande au juste à quoi joue la France de Chirac ? Veut-elle que les Togolais commencent à s’entre-déchirer pour intervenir comme en Côte d’ivoire ? D’aucuns peuvent se demander pourquoi nous nous en prenons à un pays tiers alors qu’il nous revient, à nous mêmes, d’instaurer la démocratie chez nous. A ceux-là nous répondrons que le régime Eyadéma est une marque de fabrique entièrement confectionnée par la France des intérêts et la France des réseaux. (…) Il n’est de secret pour personne que le général Eyadéma est au pouvoir grâce au soutien indéfectible de la France. (…) Le peuple togolais interpelle la France de Jacques Chirac de prendre sa responsabilité devant l’histoire en exprimant clairement sa désapprobation face à la candidature parjure, en même temps rappeler à ce dernier le caractère vital qui s’attache au respect d’une parole donnée.»

LE REPORTER du 09/05/03, Edem Kodjo exprime son soutien à Gilchrist Olympio (…) Le Comité directeur de la CPP a pris connaissance, lors de sa réunion hebdomadaire, le mercredi 07 mai 2003 de la décision de la Cour constitutionnelle rejetant la requête en vue de la validation de sa candidature à l’élection présidentielle de juin prochain, introduite par le leader de l’UFC Monsieur Gilchrist Olympio. Cette décision est profondément injuste et inique. Nous ne pouvons pas accepter qu’un candidat exclue ses compétiteurs, manipule les textes et bafoue les règles du jeu.

LE REPORTER du 09/05/03, raconte la rencontre de l’initiative œcuménique pour le Togo à Hambourg 04 au 06 mai 2003. Une partie de la classe politique togolaise. Outre la délégation œcuménique, Me Yawovi Agboyibo (CAR), Jean Lucien Savi de Tové (CPP), Léopold Gnininvi (CDPA), Zarifou Ayéva (PDR) Dahuku Péré (Rénovateurs) et Eric Amerding (UFC) étaient présents à cette rencontre. D’après un communiqué rendu public à l’issue de la rencontre, l’objectif assigné à cette rencontre consistait à «offrir aux acteurs de la scène politique togolaise, un cadre de réflexion dans un climat de sérénité et de méditation». La délégation œcuménique en a profité pour entre autre :
— exhorter les partis politiques à rechercher les voies et moyens pour son fonctionnement consensuel et de dialogue, incluant l’ensemble de la classe politique et concourant à une solution pacifique de la crise togolaise

La rédaction letogolais.com