28/06/2022

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La septième édition du Festhef en août à Assahoun

C’est du 22 au 30 août que se tiendra le Festhef 2002. Initié en 1993 dans cette petite ville au nord-ouest de Lomé, le Festhef s’est imposé au fil des années comme l’événement culturel international de référence dans ce pays où l’Etat néglige tout dans le secteur.

Déjà à partir du 15 août prochain, neuf jeunes auteurs dramaturges se retrouveront à Lomé pour une formation. A l’initiative du Festhef et de l’association Ecritures Vagabondes – dirigée par Monique Blin, ex-directrice du Fesitival de Limoges – cet atelier dénommé « Chantier d’écriture » permettra aux bénéficiaires de suivre des enseignements de l’éditeur belge Emile Lansman et du metteur en scène français François Rancillac. La formation débouchera sur des oeuvres dont des extraits seront présentés à Assahoun dans le cadre des lectures publiques.

La programmation du Festhef se veut « une sélection des meilleurs crus de la création africaine de la saison ». La tradition sera respectée en dépit des nombreux problèmes que connaît ce festival. Parmi les spectacles annoncés, six au moins sont de nouvelles créations par des professionnels africains. Sont particulièment attendus à Assahoun, « m’appelle Birahima », de l’Ivoirien Fargasse Assandé, une adaptation de Allah n’est pas obligé de Kourouma ; « Les fourberies d’Al Facki » par les Tchadiens de la compagnie Kzdja Kossi, « Imonlè » du jeune auteur et metteur en scène béninois Ousmane Alédji, sans oublier les Guinéens qui arrivent pour la première fois au Festhef avec une pièce de William Sassine, « l’Afrique en morceaux ». Les autres spectacles en provenance du Congo, du Mali, du Burkina Faso, du Niger et du Togo ne manquent pas d’intérêt. Ce qui n’est pas pour faciliter la tâche au jury international du Festhef 2002.
Assahoun 2002 accueille de grands noms du théâtre francophone et consacre un large espace aux « palabres ». Les rencontres professionnelles sous forme de table ronde abordent des questions liées à la création et à la circulation des artistes africains, de plus en plus nombreux et qui ont du mal à se frayer une place dans un univers où des considérations extra-professionnelles définissent souvent le profile des « meilleurs ».
Le drame là-bas, c’est qu’en dépit des preuves et gages de sérieux et de professionnalisme, le Festhef est peu soutenu. Son Directeur Daniel Ayida n’est pas du sérail local et a toujours du mal à faire comprendre aux siens que la politique n’a pas sa place sur cette scène-là. Le gouvernement n’y a pas mis un franc depuis la création du Festival…Selon son directeur, si l’aventure se poursuit malgré les couleuvres qu’on fait avaler aux organisateurs, c’est que « le Festhef a valeur de thérapeutique sur la crise de la pensée qui tenaille les Togolais ». Un événement d’avenir en réalité !
La fête du théâtre à Assahoun draine des amoureux de l’art des différents coins du continent et d’Europe.

La rédaction letogolais.com

(Pour contacter le Festhef : www.festhef.net)