27/06/2022

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Le dictateur Eyadéma investi le 20 juin

Aujourd’hui vendredi 20 juin 2003, le dictateur Eyadéma prête serment au Palais des Congrès de Lomé, en guise de couronnement de la mascarade électorale du 1er juin 2003. Le dictateur va jurer devant Dieu et devant le peuple fidélité à la constitution de la république qu’il a taillée sur mesure pour pérenniser son règne jusqu’à la fin de sa vie.

Le général-président qui a pris l’habitude de se parjurer en violant la constitution de 1992 que le peuple s’est librement donnée par un référendum, va, cette fois-ci, respecter fidèlement la loi fondamentale qu’il s’est acquise. Il en va de la survie de son régime machiavélique à relent monarchiste. Des chefs d’Etat de la sous-région sont attendus à Lomé ce 20 juin. Abdoulaye Wade du Sénégal, Laurent Gbagbo de Côte d’Ivoire, John Kufuor du Ghana, Matthieu Kérékou du Bénin et Olusegun Obasanjo sont les noms les plus cités. Si Wade peut décliner l’invitation de Lomé parce que n’ayant apparemment aucune dette envers le doyen des Chefs d’Etat africains, ses alter ego sont astreints à se présenter dans la capitale togolaise, eux qui ont bénéficié et continuent de bénéficier, pour certains, de multiples services du dictateur. Toutefois la présence du « cher frère et ami » sénégalais à l’investiture du doyen togolais importe pour le pouvoir RPT qui doit en faire un démenti de la prétendue prise de distance du numéro 1 sénégalais vis-à-vis d’Eyadéma et de ses faits et gestes. Aux dernières nouvelles, sa venue à Lomé est confirmée. La France, s´est faite représentée par une délégation conduite par le ministre délégué à la Coopération et à la Francophonie, Pierre-André Wiltzer.

Le 20 juin 2003 est donc une formalisation du coup d’état électoral perpétré par Eyadéma, son entourage et Jacques Chirac. Que l’on ne s’étonne pas un jour qu’un coup d’état militaire vienne ravir le pouvoir à ce régime aux abois !

La rédaction letogolais.com