28/09/2022

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Pascal Bodjona: « Rien ne peut justifier le report du scrutin »

Savoir News -Lomé; 30/01/2010- « Rien ne peut justifier le report » de la présidentielle du 28 février prochain au Togo, a indiqué vendredi soir à la télévision nationale (TVT), Pascal Bodjona, le ministre de l’administration territoriale et porte-parole du gouvernement.

« Rien ne peut justifier le report de la présidentielle.. La cour constitutionnelle l’a dit. Le scrutin doit être organisé entre le 18 février et le 5 mars 2010. Faisons en sorte que le pays ne soit pas encore lancé dans une aventure », a déclaré M.Bodjona lors de l’émission « Regard sur l’actualité ».

« Certains estiment qu’il n’y aura pas de vide. Le législateur en disant que le président de la république reste à son poste jusqu’à la prise de fonction du nouveau président élu, n’a pas voulu donner au président de la république la possibilité de s’octroyer un mandat sans élection. Il est élu pour cinq ans, et il y a un rendez-vous défini par la Constitution », a-t-il souligné.

« Faisons en sorte que le pays ne soit pas encore lancé dans une aventure. Quel que soit le vainqueur, que le Togo gagne. J’invite la population à faire confiance à tous les acteurs politiques, au gouvernement », a-t-il poursuivi.

Selon le ministre, « aucun processus au monde n’est idéal, même dans les sociétés à grande tradition démocratique ».

« Les processus connaîtront toujours des difficultés. Mais, c’est à nous de voir comment nous pourrons à tout moment, les surmonter, afin que l’essentiel soit préservé. Il faut que chacun de nous puisse rentrer dans la dynamique d’une élection transparente et apaisée. Que, ce qui a été vu comme dysfonctionnement ne soit pas de nature à affecter le résultat final », a souligné M.Bodjona.
Réagissant par rapport aux critiques de l’opposition sur le décret convoquant le corps électoral, le porte-parole du gouvernement a répondu: « En 2005, il n’y avait pas de révision de listes, mais le corps électoral a été convoqué ».

« La loi dit que les listes électorales sont permanentes, elles font l’objet de révision.

Le Togo dispose de listes électorales; ce sont les listes issues du recensement du 2007. Ces listes sont permanentes, elles font l’objet de révision », a-t-il expliqué.

« Les contraintes sont d’ordre légal et constitutionnel. Chacun, doit s’investir. Cela me dérange quand j’entends certaines déclarations et je vois certains comportements, pourtant des gens qui sont candidats. Je me demande si nous devons nous constituer en personnes ressources. Non ; c’est de l’auto-destruction et cela démobilise », a relevé M.Bodjona.

Le ministre a dénoncé certaines déclarations qui ont des « allures tribalistes et régionalistes ».
« Que le candidat de l’UFC sache qu’il ne gagnera pas les élections s’il ne compte pas sur son frère de Dapaong, de Kara, de Tchaoudjo et que le candidat du CAR sache qu’il gagnera pas les élections s’il ne mise pas sur la confiance de ses frères de Tandjouaré, de l’Oti et de Doufelgou.. Même chose pour le RPT qui doit savoir que pour sa victoire, il faudrait aussi compter sur ses frères d’Ahéno, de Vogan et de Yoto. Voila comment assainir le débat politique », a ajouté M.Bodjona.

Les opérations de révision de listes électorales sont vivement contestées par des candidats de l’opposition. Ces derniers demandent la reprise pure et simple de ces opérations sur l’ensemble.
Une séance « spéciale » est prévue dimanche par la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI), pour permettre aux retardataires de s’inscrire sur les listes électorales.

Rappelons que la CENI, chargée d’organiser ces élections, a reçu au total huit dossiers de candidats. Parmi le groupe, figure une femme, Mme Brigitte Kafui Adjamogbo-Johnson de la Convention Démocratique des Peuples Africains (CDPA, opposition), une première dans l’histoire politique du Togo.