Sous le déguisement d’opposant conciliant, Séna Alipui orchestre l’une des plus grandes trahisons de la classe politique togolaise. Sa récente déclaration, présentée comme un retrait volontaire du bureau directeur de l’UFC, dissimule en réalité une stratégie de liquidation méthodique du parti de Gilchrist Olympio et de ce qui leur reste de l’héritage des valeurs de l’Ablodé.**
« À l’issue de mon mandat comme vice-président, je laisserai l’opportunité à d’autres talents de s’exprimer et je ne ferai pas partie du prochain bureau directeur. »
Une phrase qui se veut noble, mais qui résonne comme le dernier acte d’un plan de démolition savamment exécuté.
Le faux militant, vrai agent du régime
Ancien agent dormant dans la diaspora canadienne, Alipui a profité du pacte UFC-RPT/UNIR signé en 2010 pour revenir au pays et infiltrer les instances dirigeantes du parti. Nommé sénateur par Faure Gnassingbé, il incarne la fusion parfaite entre compromission et trahison. Derrière ses discours en hommage à Sylvanus Olympio, derrière ses appels à l’unité, se cache un homme du système, un rouage bien huilé de la machine RPT-UNIR.
Son objectif n’a jamais été de raviver l’héritage de l’Ablodé, mais de le dissoudre dans les eaux troubles du régime. Son départ annoncé n’est pas un geste démocratique, mais une opération de camouflage : un enterrement de première classe pour un parti qu’il a vidé de sa substance.
L’UFC livrée au pouvoir : une reddition programmée
Le traité UFC-RPT/UNIR est l’acte fondateur de cette trahison. Ce pacte a permis au régime de se maintenir sans opposition réelle, en achetant la loyauté de l’UFC avec des postes et des privilèges. Alipui, artisan de cette reddition parmi d’autres, a verrouillé le parti, muselé les militants sincères, et transformé l’UFC en vitrine de la collaboration pour un pouvoir autoritaire.
Ce n’est pas une stratégie politique. C’est une liquidation. Une mise à mort de l’ancien parti de l’Ablodé par ceux qui prétendent en être les héritiers.
L’Ablodé dénaturée : de flamme révolutionnaire à slogan creux
Dans ses discours, Alipui tente de redéfinir l’Ablodé comme une sensibilité diffuse, présente dans tous les partis, y compris ceux du pouvoir. Il fallait oser. C’est une falsification historique. L’Ablodé est une exigence de rupture, une volonté farouche de souveraineté, un cri de libération. Elle ne se partage pas avec ceux qui ont confisqué la République et livré le Togo aux suppôts de l’impérialisme.
Parler de « dialogue » avec les bourreaux du peuple, c’est insulter la mémoire des martyrs. Parler de « critique constructive » avec ceux qui ont réprimé les manifestations et truqué les urnes, c’est participer à la mascarade.
Une sortie par la petite porte
Mais les calculs d’Alipui semblent avoir échoué. Une procédure judiciaire est en cours pour contester la légitimité du dernier congrès. Il a perdu la bataille interne contre Gilchrist Olympio, leader affaibli et totalement déconnecté des réalités du pays, qu’il espérait évincer prématurément. Acculé, désavoué, il cherche à quitter la scène, non par grandeur, mais par supercherie. Son projet de départ n’est pas un renoncement volontaire, mais l’aboutissement de son objectif : enterrer définitivement ce qui reste de l’UFC — c’est-à-dire le néant.
Une trahison assumée, un combat à mener
Nous, Ablodeviwos, nationalistes et membres de l’opposition authentique, ne reconnaissons ni ne cautionnons le chemin de compromission emprunté par l’UFC, son leader et les infiltrés qui l’ont perverti. En adoubant les manœuvres du régime, ils se sont volontairement livrés à la dictature des Gnassingbé.
Qu’ils poursuivent leur route. Nous leur souhaitons bon vent, mais nous les combattrons sans relâche pour le tort qu’ils infligent à notre nation. Leur trahison ne sera ni oubliée ni pardonnée.
Ablodé Gbadza : le cri de la vérité contre la trahison
L’esprit de l’Ablodé ne meurt pas. Il vit dans chaque militant sincère, chaque voix qui refuse la compromission, chaque pas vers la libération. Il vit dans la lutte, dans la vérité, dans la reconquête.
Le mouvement Sylvanus Olympio Forever éclaire notre chemin en rendant hommage au père de la Nation togolaise, afin que son œuvre nous serve à jamais de repère dans la vision de la société togolaise qu’incarne l’Ablodé Gbadza.
Nous appelons à :
• La vigilance des militants authentiques de la résistance Ablodé
• La rupture totale et radicale avec le régime RPT/UNIR
• La reconstitution d’un front de libération nationale
• La réaffirmation de l’Ablodé comme mouvement de souveraineté et de justice
• La fin immédiate de la tutelle de la Françafrique et du système monétaire du FCFA
Le Togo ne sera pas « l’or de l’humanité » tant qu’il restera sous la botte d’un régime né de la violence et nourri par la trahison. Le Togo ne sera libre que lorsque les imposteurs seront démasqués, et que les vrais héritiers de l’Ablodé reprendront le flambeau.
À bas la trahison !
À bas la compromission !
Le Togo aux Togolais !
Ablodé Gbadza !
La rédaction – letogolais.com
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