01/10/2022

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Togo: Fabre, chantre de l’Alternance et de la Bonne gouvernance économique

L’alternance et le changement dans la bonne gouvernance politique et économique résument le projet de société proposé par Jean-Pierre Fabre, candidat de l’Union des forces de changement (UFC) à la présidentielle avec l’appui du Front républicain pour l’alternance et le changement (FRAC) qui regroupe cinq formations politiques de l’opposition.

Longtemps au front contre le pouvoir en place depuis Eyadéma Gnassingbé (décédé le 5 février 2005) jusqu’à son fils Faure Essozimna Gnassingbé au pouvoir depuis 2005, M. Fabre est connu pour sa fougue en politique.

Né un 2 juin 1952, l’homme qui boucle 58 ans apparaît comme un adulte de 45 ans. Elancé, allure sportive, il joue la politique et n’aime pas perdre à ce jeu très prisé depuis longtemps.

Nanti d’un Diplôme d’études supérieures spécialisées (DESS) en sciences économiques, spécialisé dans l’administration d’entreprise en France, M. Fabre rentre au bercail et donna pendant quatre ans des cours de statistiques, de finances et sciences économiques à l’Université de Lomé.

Puis, il rejoint en 1981 le groupe d’études en Architecture et urbanisme (AUBA) comme Secrétaire général avant de s’engager en journalisme. Il dirigea « La Tribune des démocrates » et avant « Le Temps des démocrates », dans les années 90.

Là, se précise les ambitions politiques de Jean-Pierre Fabre qui, en 1992, devient le Secrétaire général de l’UFC. Depuis, il s’affirme et s’impose comme un militant sur qui il faut compter.

Lors des législatives de 2007, il est élu député du parti à Lomé et est désigné président du groupe parlementaire UFC à l’Assemblée.

Ses supporteurs l’appellent « Obama du Togo » et l’homme, dans son projet de société, accorde une importance au « développement du potentiel humain » et promet de lutter contre la pauvreté et d’aider la jeunesse à s’épanouir par le travail.

Sur un autre registre, le candidat de l’UFC promet de soutenir « le développement solidaire et durable » qui, selon lui, est un chantier pour « relancer les activités économiques qui ont beaucoup souffert à la fois de manque de vision et de prévision ».

A cet effet, M. Fabre opte pour « la stimulation de l’esprit d’entreprise dans le secteur privé et informel », indiquant qu’il va accompagner les porteurs de projets par la mise en place de règles et procédures simplifiées ainsi que par des formations adéquates.

Il préconise d’assainir les Finances publiques par la lutte contre la corruption, le pillage et le détournement des deniers publics. Aussi promet-il le développement d’une politique d’intégration des secteurs agricoles, industriels et des services.

En effet, le candidat de l’UFC et du FRAC compte restaurer la confiance dans les institutions économiques et financières pour encourager la reprise des investissements, créer un environnement attractif et sécurisé pour les investissements privés.

Au niveau régional, il tient à favoriser la libre circulation des personnes, des biens et des services, conformément aux engagements pris au sein de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) dont le Togo est parmi les 15 membres.

Homme politique, il pense pour le futur Togo, un pays où la justice sera modernisée et qui garantisse le droit à tout citoyen.

Jean-Pierre Fabre s’engage à poursuivre « la construction et la consolidation d’un Etat de droit respectueux de la démocratie et des droits de l’Homme faisant partie intégrante du nouvel environnement ».

Dans le Togo qu’il veut bâtir, les dispositions constitutionnelles doivent « garantir aux Togolais la liberté, le bien-être et la dignité sans discrimination ».

Ses chantiers politiques portent également sur l’amnistie des infractions à caractères politiques, l’organisation du retour des réfugiés, le renforcement de la sécurité publique et la consolidation de l’Etat de droit assurant les libertés individuelles et publiques.

L’opposant envisage surtout une réforme de l’armée, en concertation avec tous les échelons hiérarchiques, dans le but d’en faire une force véritablement républicaine de qualité.

Selon lui, l’heure a sonné pour faire du Togo, « un pays où règnent la paix, la sécurité et la gouvernance politique ».