09/12/2022

Les actualités et informations générales sur le Togo

Trafic de comptes bancaires dans les caisses mutualistes.

La police judiciaire a arrêté, fin octobre, des responsables de caisses mutualistes à la suite de plaintes déposées par de nombreuses victimes. Ils sont soupçonnés de faux et usage de faux en documents et escroquerie pour avoir falsifié des comptes bancaires et extorqué des fonds à des Togolais désireux de se rendre dans les pays occidentaux.

Les directeurs qui sont pour le moment appréhendés sont Barboza Issidime et Yawovi Fiagno, respectivement directeur de la Mutuelle de la Solidarité et d’Entraide pour le Développement (MUSED) et le Groupement togolais d’épargne et de crédit (GTEC). Certains responsables du Fonds populaire de développement (FPD) et de la Caisse villageoise d’Epargne et de crédit (CAVEC) sont en fuite. La plupart des victimes ont été escroquées dans leurs démarches pour l’obtention d’un visa pour l’étranger. Pour accorder ce sésame, les autorités consulaires exigent une garantie bancaire prouvant que les candidats au voyage ont des ressources financières suffisantes pour assumer leur séjour à l’étranger.

Selon la police, de nombreux Togolais ont été refoulés d’Europe et d’Amérique pour manque de moyens de subsistance alors qu’ils ont quitté le Togo avec, dans leurs dossiers de visa, des attestations bancaires validant le niveau suffisant de leurs ressources. Les enquêtes ont révélé que la plupart des demandeurs de visa ont des comptes à peine solvables. Une visite dans les locaux de ces agences a permis la saisie de 1462 fausses attestations et relevés de comptes bancaires monnayés contre la modique somme de 50.000FCFA. La police estime à près de 73 millions FCFA la somme frauduleusement extorquée à ces candidats à l’immigration.

Actuellement au Togo, compte tenu de la situation politico-économique et le chômage grandissant, beaucoup de Togolais préfèrent quitter le sol natal et tenter leur chance sous d’autres cieux. Cette frénésie pour l’exil a crée un important réseau de passeurs et d’escroquerie.

La rédaction