08/12/2022

Les actualités et informations générales sur le Togo

La presse togolaise du 17 au 31/07/2002

Le souvenir de Tavio AMORIN, assassiné le 23 juillet 1999 par deux policiers (Karéwé Kossi et Boukpessi Pangalou ), toujours en liberté, est évoqué par la presse privée dans son ensemble.

L’Evénement(n°130, du 17 juillet 2002) titre : « 23juillet 1992-23 juillet 2002 Histoire d’un drame politique. Il y a dix ans Tavio AMORIN, symbole de la jeunesse togolaise tombait. »

Nouvel Echo (n°241 du 19 au 25 juillet 2002) considère que l’évocation de sa mémoire est une exhortation pour continuer son combat : libérer le Togo de la dictature qui l’opprime depuis 37 ans. L’hommage rendu par des militants démocrates regroupés dans l’association « quelle solution pour le Togo ? » est l’occasion d’un appel à la jeunesse pour une grande mobilisation.

Combat du Peuple (n°358 du 22 au 26 juillet 2002), retrace le parcours politique de Tavio AMORIN avant d’évoquer les circonstances de son assassinat, demeuré impuni. Le journal rappelle à ses lecteurs : « dix ans qu’il a été lâchement assassiné par des sbires au service du régime EYADEMA.» L’auteur de l’article fait alors le triste constat que depuis ce temps : « la plainte déposée par la famille de la victime auprès des tribunaux, afin de retrouver les coupables pourtant bien connus est restée sans suite. Les criminels en liberté circulent en toute quiétude sans jamais être inquiétés, bénéficiant ainsi de l’impunité absolue. »

Carrefour(n°322 du 25 juillet 2002), comme la plupart de ses confrères, parle de « l’espérance trahie » que constitue cette « fin cruelle »

L’autre thème que le lecteur peut relever dans la presse en cette fin de mois, est l’affaire Agbéyomé KODJO et ses développements. En effet, l’ancien premier ministre a accordé une interview au journal l’Autre Afrique ( n°24 du 17 au 30 juillet et 25 du 31 juillet au 3 septembre ), dans laquelle il assurait que « EYADEMA est fini… ». Cet entretien fournit l’occasion au journal Le Regard (n°293 du 23 au 29 juillet 2002) d’écrire que « l’ex-premier ministre décidé à faire partir EYADEMA en 2003 ».

Motion d’Information(n°186 du 22 au 28 juillet 2002) renchérit : « Agbéyomé KODJO se dit prêt à souffrir et à perdre même sa vie pour faire tomber EYADEMA».

Selon Le Temps(n°95 du 19 juillet), « L’ancien premier ministre enfonce le clou ». La rédaction du journal affirme que M. Agbéyomé KODJO « livre de précieuses informations sur l’histoire récente des agitations qui ont gagné le Togo durant la phase de la chaotique période de transition. »

L’offensive médiatique de l’ancien premier ministre a suscité une réaction du RPT, que la presse qualifie de pages inutiles. Tel est le commentaire qu’affiche en une Le Regard : « 23 pages inutiles. La mise au point du gouvernement confirme des faits révélés par Agbéyomé ». De façon pertinente, la rédaction de Motion d’Information ( n°186 du 22 au 28 juillet 2002) note : « compte tenu des accusations graves portées par Agbéyomé KODJO contre le régime, on s’attendait à ce que le gouvernement apporte enfin les explications claires que les Togolais sont en droit d’attendre de leurs dirigeants en pareilles circonstances. Au lieu de cela, on nous présente un ramassis de bassesses et d’indignités…»

Le Combat du peuple(n°358 du 22 au 26 juillet 2002 n’est pas en reste quand il déclare à la première page : « le comble de la médiocrité. Le gouvernement réplique et passe à côté de la plaque ». Dans sa déclaration, le gouvernement-RPT conteste à M. Agbéyomé KODJO sa nationalité togolaise. Ce qui fait dire à ce journal : « Agbéyomé béninois ? qu’on ne nous dise pas demain que le général TIDJANI est nigérian et PANOU béninois».

Enfin, Nouvel Echo(n°241 du 25 juillet) nous apprend que « l’Elysée s’entraîne à lâcher les dictateurs africains ». L’auteur de l’article avec beaucoup de mordant s’interroge, après MOBUTU(Zaïre), BEDIE(Cote d’Ivoire), RATSIRAKA(Madagascar), à qui le tour ? L’allusion se rapportant bien entendu à Gnassingbé EYADEMA !

La rédaction